Je cite le philosophe espagnol Miguel de Unamuno: «le bonheur
est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se
définit. » Ce qui a poussé certains à nier même l’existence
du bonheur.
Dans la langue chinoise, il n'y a pas de mot pour désigner le
bonheur. Il y a une foule d'idéogrammes ; chacun représentant une
situation heureuse. L'idéogramme le plus global donne une image
d'harmonie entre ce que l'on ressent, ce que l'on pense et ce que
l'on fait.
Christian Robin à trouver le sens du bonheur en écoutant Bach, il a
écrit je cite : « : le bonheur, ce n'est pas une note séparée,
c'est la joie que deux notes ont à rebondir l'une contre l'autre.
Le malheur c'est quand ça sonne faux, parce que votre note et celle
de l'autre ne s'accordent pas. La séparation la plus grave entre
les gens, elle est là, nulle part ailleurs : dans les rythmes.
»
Le bonheur est donc le simple accord entre un être et l'existence
qu'il mène. En ajoutant avec prudence : « le bonheur est quelque
chose qui se multiplie quand il se divise », ou bien ce que croient
certains philanthropes : « Le bonheur est de faire celui des
autres. »
Je conclue par cette belle formule d’Alain : « le bonheur est
une récompense qui vient à ceux qui ne l'ont pas cherchée. »
Le réchauffement climatique s'accélère et son évocation dans les
médias devient presque habituelle. Pour frapper les esprits, la
Nasa a réalisé une vidéo de 25 secondes illustrant l'évolution des
températures depuis 1884. Sans surprise, la température grimpe à
partir des années 1980, avant que le planisphère ne devienne rouge
dans les années 2000.
Selon la Nasa, neuf des dix années les plus chaudes dans les
annales météorologiques se sont produites depuis 2000, l'autre
année étant 1998. La différence entre 2011 et l'année la plus
chaude des annales (2010 à égalité avec 2005) est de seulement 0,12
degré.
Aujourd'hui, les températures sont maintenues à leur niveau élevé
essentiellement à cause de l'accroissement des concentrations de
gaz à effet de serre dans l'atmosphère, notamment le dioxyde de
carbone (CO2), souligne la Nasa. Le taux de CO2 dans l'atmosphère
était de 285 parties par million en volume (ppm) en 1880, passant à
315 ppm en 1960. Il dépasse aujourd'hui 390 ppm et continue à
augmenter à un rythme accéléré.
James Hansen, directeur de l'Institut Goddard de la Nasa pour les
études de l'espace (Giss), dit s'attendre à de nouveaux records de
température dans les deux à trois prochaines années, citant le
retour du courant chaud du Pacifique El Niño et un accroissement de
l'activité solaire.
Traduction du texte de la vidéo
"Aux cotés des fous, des désaxés, des rebelles, des empêcheurs de
tourner en rond, ceux qui voient les choses différemment. Ils ne
suivent pas les règles, et ils n'ont pas de respect pour le Status
Quo
Vous pouvez être ou ne pas être d'accord avec eux, en les
glorifiant ou en les vilipendant, mais la seule chose que vous ne
pouvez pas faire, c'est les ignorer. Parce qu’ils changent
les choses, ils poussent l'humanité vers l’avant.
Et pendant que certains pourraient les voir comme des FOUS, nous
voyons des génies !
Car les personnes qui sont assez folles pour penser qu'elles
peuvent changer le monde sont celles qui le change ! "
Je ne suis pas, de ceux qui croient qu’on peut supprimer
la souffrance en ce monde, mais je suis de ceux qui pensent et qui
affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien,
Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter,
circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps
social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère
peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère !
Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants
doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le
possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli
[...]
Victor
Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9
juillet 1849