Quarante ans après sa disparition, le guitariste prodige Jimi
Hendrix fait sensation avec un album inédit.
C'est le disque dont tout le monde parle en ce moment.
Si les projections des commerciaux sont correctes, il s'en vendra
plusieurs millions d'exemplaires avant la fin de l'année. L'opus en
question ayant été enregistré voici plus de quarante ans,
l'histoire semble incroyable.
Elle ne le sera toutefois pas autant que cela lorsqu'on aura pris
soin de préciser que l'auteur de l'album se nomme Jimi
Hendrix.
Hendrix le guitariste cosmique, le chevalier psychédélique le plus
fougueux et le plus doué de toute l'histoire du rock. Un Mozart de
la guitare qui, en cinq ans à peine, aura défriché plus de
territoires soniques qu'un Eric Clapton ou un Jeff Beck (deux
guitaristes pourtant loin d'être timorés) en quatre
décennies.
Tout le monde aujourd'hui encore se prosterne devant le gaucher né
à Seattle en 1942, mort à Londres en 1970, quelques semaines avant
son 28e anniversaire. Qu'ils soient rappeurs, rockeurs, soulmen,
jazzmen ou issus de la variété, la plupart des artistes qu'on a
croisés ces dernières années le couvrent d'éloges et saluent un
météore génial.
Des éloges qui sont repris en choeur par tous les amateurs de
musique, qu'ils soient adolescents ou quinquagénaires...
Une mine d'or
Le phénomène, bien entendu, n'échappe pas aux ayants droit qui,
depuis la disparition de Hendrix, ont compris que la moindre note
couchée sur bande magnétique par le guitariste de son vivant
représentait le filon d'une mine d'or inépuisable.
Après avoir été géré jusqu'en 1995 par le producteur Alan Douglas
(l'homme qui a notamment enregistré le Festival de Woodstock),
l'héritage discographique en question est désormais entre les mains
de la famille du défunt.
Janie, la fille adoptive du musicien, a repris sans se faire prier
la direction de ces affaires incroyablement lucratives. Même si
elle n'a probablement croisé Jimi qu'un nombre limité de fois,
Janie Hendrix se dit soucieuse de pérenniser l'oeuvre de son
célèbre «frère». Histoire de faire taire les mauvaises langues,
elle travaille avec deux assistants dont les connaissances ne sont
plus à prouver: l'historien John McDermott et Eddie Kramer, un
ingénieur du son qui oeuvra pour Jimi dès le premier album,
enregistré au studio Olympic de Londres en 1967.
Cette année, on retrouve ce trio haut en couleur sur le pied de
guerre. Il y a deux bonnes raisons à cela. La première est un
nouveau contrat de distribution passé avec Sony/BMG au nez et à la
barbe d'Universal qui s'occupait jusque-là du catalogue. La seconde
est encore plus simple: on célébrera en septembre prochain les
quarante ans de la disparition du guitariste.
Afin d'ouvrir les «hostilités» de façon spectaculaire, Janie
Hendrix et ses compères publient cette semaine «Valleys of
Neptune», un «nouvel» album de Jimi.
Des guitares incendiaires
Pour éviter un maximum d'infarctus parmi la population des
«hendrixophiles», on va immédiatement préciser que l'ensemble n'est
ni si nouveau ni si inédit que cela. Cette précision faite, on
s'empressera d'avouer que cet assemblage de bric et de broc n'a
toutefois rien de déshonorant et qu'il risque même de ravir les
amateurs possédant les trois véritables albums studio du maître
(«Are You Experienced», «Axis Bold as Love», «Electric
Ladyland»).
Comme pour tous les albums posthumes publiés depuis 1971 (on en
recense près de 80!), les instigateurs ont pioché dans l'imposant
tas de démos ou de jams laissées sur bande par un artiste qui
enregistrait quasi tout ce qu'il jouait.
Parmi les douze titres de «Valleys of Neptune», on trouve donc des
versions dotées d'arrangements inédits d'hymnes bien connus comme
«Stone Free», «Fire», «Red House» ou ce fabuleux «Hear My Train A
Comin'» pilonné par des guitares qui balancent du napalm sur le
corps bientôt calciné d'un vieux blues ancestral.
Un son fracassant
On entend également des jams enregistrées durant des répétitions de
concerts comme cette cover instrumentale du «Sunshine of Your Love»
de Cream, étonnamment plate, ainsi que des ébauches de «Night Bird
Flying» ou «Ezy Rider» présentées sous les titres de «Ships Passing
Through the Night» et «Lullaby for the Summer». Mais, surtout, on
découvre au milieu de ce brasier blues et psychédélique au son
fracassant une merveille absolue: «Valleys of Neptune», la chanson
inédite qui donne son titre au projet. Enregistrée, comme la
plupart des titres proposés, en 1969, année charnière où Hendrix
allait se défaire de l'Experience pour monter en fin d'année
l'éphémère combo noir Band Of Gypsys, la ballade en question est
une bombe.
Un motif poignant
Impossible de comprendre comment une telle merveille a pu rester
inédite durant quarante ans. Sur sa guitare, Jimi tisse en
ouverture un motif poignant qui traduit en quelques notes la fin
des sixties et la nostalgie du jardin d'Eden entraperçu du côté de
Monterey en 1967 ou de Woodstock en août 1969. Portée par une
rythmique quasi soul, la chanson psychédélique envoûte et permet
d'imaginer vers quelle planète le géant se dirigeait au moment où
la mort l'a fauché: Neptune, une planète d'harmonie et de lumière
sur laquelle aucun autre musicien n'a posé le pied.
«Valleys of Neptune», distr. Sony/BMG
musique et video
En route pour Neptune! (musique et video) posté le samedi 13 mars 2010 08:35
Avalanche de stars sur le nouveau Gorillaz (musique et video) posté le samedi 06 mars 2010 10:38
Le célèbre groupe virtuel invite Lou Reed et deux anciens des
Clash, notamment, à festoyer sur sa «Plastic Beach». Explications,
forcément fantaisistes, de Murdoc Niccals, alias Damon Albarn
Il a trouvé le moyen de bien se marrer, Damon Albarn. Autrefois à
la tête de Blur, groupe emblématique de brit pop, il n'a cessé de
multiplier les projets originaux depuis la fin des années 1990. Non
content d'avoir monté son propre label (Honest Jon's), il a produit
des chansons pour le duo malien Amadou et Mariam et créé le groupe
The Good, the Bad and the Queen. Mais c'est surtout au sein de
Gorillaz qu'il s'est illustré. Alors qu'il annonçait la mort du
groupe il y a cinq ans, voilà qu'il le ressuscite le temps d'un
album, «Plastic Beach».
Ce troisième disque de Gorillaz aligne les invités d'honneur - Lou
Reed, le musicien soulBobby Womack, Mick Jones et Paul Simonon,
deux anciens des Clash - pour un festival de sonorités diverses,
passant du dub à la musique orientale, de l'electro au hip-hop. Un
vrai condensé de bonheur. Ne l'oublions pas, Gorillaz est un groupe
totalement virtuel dont les membres se cachent derrière des
personnages nés de l'imagination de Damon Albarn et de la patte de
James Hewlett, dessinateur de BD: Murdoc Niccals à la basse, 2D au
chant, Noodle à la guitare et Russel Hobbs à la batterie. En 2001,
un premier disque («Gorillaz») les propulse sur le devant de la
scène, suivi en 2005 par «Demon Days». Dans une interview livrée
par sa maison de disques, Murdoc Niccals raconte: «Je devais purger
mon âme de toutes ces choses de Gorillaz. «Demon Days» a été
épuisant pour chacun d'entre nous. Il n'y a pas beaucoup de groupes
qui doivent passer par les mêmes étapes que nous, comme la
possession du démon, les tentatives d'assassinat, les
collaborations avec Madonna, les îles flottantes, les nuages noirs
ou cet idiot de 2D...»
Une existence imaginaire
Pour ce «Plastic Beach», Murdoc s'est installé sur une île
flottante secrète du Pacifique Sud. Cet énorme QG se dresse au
sommet d'un tas d'ordures flottant situé au point Nemo, dans le
Pacifique Sud. Murdoc est aux commandes, 2D est prisonnier sous la
garde d'un cyborg de Noodle tandis que Russel, aux dernières
nouvelles, manque à l'appel. Pour se lancer concrètement dans
l'aventure, il fallait des sous. Beaucoup de sous. «J'étais
complètement déprimé, révèle Murdoc, je devais avoir de nouveaux
revenus. J'ai tenté ma chance aux jeux, sans résultat. J'ai même
essayé le commerce d'armes, il paraît que ça rapporte. Bon, le fond
Madoff était une connerie, c'est sûr. Je pensais que dans cette
économie vacillante, mon argent supporterait une pyramide...
Apparemment non. La prochaine fois, je m'adresserai directement à
Toutankhamon...»
Un casting de rêve
Pour entrer concrètement dans ce nouvel album, plusieurs chemins
sont possibles: le hip-hop, avec la présence de Snoop Doggy Dogg
sur «Welcome to the World of the Plastic Beach», le mythe, avec la
réunion de Mick Jones et de Paul Simonon des Clash sur «Plastic
Beach», ou la musique libanaise, avec «White Flag». Sans oublier
Lou Reed, qui verse sa voix rauque sur «Some Kind of Nature».
«J'avais réalisé une liste de gens avec lesquels je voulais
travailler, explique Murdoc. Beaucoup ont accepté, certains ont
refusé. J'ai dû user de moyens coercitifs. Du chloroforme et du
Rohypnol, en fait...»
Vous l'aurez compris, il y a fort à parier que Murdoc Niccals n'est
autre que... Damon Albarn. Et quand il conclut sur cette phrase, on
ne peut qu'acquiescer: «Je suis immensément fier de Gorillaz. J'ai
saisi les couleurs, la philosophie, les artistes du monde entier et
j'ai mis le tout dans un Polaroid appelé album.» Un Polaroid qui
risque bien de s'effacer à tout jamais, puisqu'une fois de plus, ce
disque est annoncé comme le dernier de Gorillaz.
Le bus de John Lennon va servir à la tournée des Black Eyed Peas « The E.N.D » ! (musique et video) posté le samedi 27 février 2010 10:01
Un bus emblématique qui va faire des haltes travers les
États-Unis.
Le groupe Black Eyed Peas va permettre à leur fan
d’enregistrer leur propre morceau dans un studio aménagé dans
le bus de John Lennon qui est équipé en studio
d’enregistrement multimédia ; pour les aiguiller, les
ingénieurs du Lennon Bus travailleront avec eux. Récemment, les
Black Eyed Peas ont enregistré dans ce bus le titre
Fergalicious.
scènes de cinéma cultes qui étaient improvisées (musique et video) posté le jeudi 25 février 2010 11:13
Quel est le point commun entre Robert de Niro qui menace son
miroir dans Taxi Driver (le mythique « You talkin’ to me? »,
rejoué par Vincent Cassel dans la Haine) et Jack Nicholson qui
passe la tête à travers la porte qu’il vient de défoncer à la
hache pour dire « Here’s Johnny « dans Shining ?
Réponse: Ces deux scènes mémorables étaient totalement improvisées.
De Niro était simplement censé regarder son miroir d’un air
menaçant. Quant à Nicholson, son « Here’s Johnny »
n’était pas dans le script et pour cause : son personnage ne
s’appelle pas Johnny dans le film, mais Jack Torrance.
Kubrick a tout de même gardé la scène au montage final parce
qu’il trouvait la prestation de Nicholson aussi excellente
que terrifiante.
La liste
Spike a compilé une liste de sept scènes cultes qui étaient
improvisées. En plus des deux ci-dessus, on retrouve:
- Indiana Jones qui, plutôt que de se battre en duel, tire au
pistolet sur un guerrier qui le menace avec un sabre dans Les
Aventuriers de l’Arche perdue. La raison ? Une course
poursuite était prévue mais Harrison Ford avait la dysenterie. Il
suggéra de simplement tirer sur le type et d’en finir;
- Hannibal Lecter dans le Silence des Agneaux, qui explique
qu’il a dégusté un foie humain avec des fèves au beurre et un
excellent chianti. ( Si cette réplique était effectivement dans le
script, le bruit de bouche que Anthony Hopkins rajoute, comme un
animal sauvage qui se lèche les babines, n’y était
pas);
- La phrase « Here’s Looking at you, kid » dans
Casablanca;
- La chanson Singin’ in the rain pendant la scène du viol
dans Orange Mécanique;
- Presque toutes les insultes du sergent dans Full Metal
Jacket.
Rendez vous sur le site
de Spike pour revoir des extraits vidéos de tous ces moments de
cinéma, ainsi que des explications sur leurs origines.
Abbey Road, affaire classée (musique et video) posté le mercredi 24 février 2010 10:36
Ça y est, l'affaire est terminée. Les studios d'Abbey Road à Londres, où ont enregistré les Beatles, vont être classés pour garantir leur protection, a annoncé mardi le ministère britannique de la culture. "Les studios d'Abbey Road ont produit des morceaux de musique parmi les meilleurs au monde", a indiqué la secrétaire d'Etat à la culture, Margaret Hodge, dans un communiqué. Le classement du bâtiment a été décidé sur la base de l'intérêt historique des studios, plutôt que pour ses particularités architecturales. Cette mesure oblige les propriétaires du bâtiment à solliciter une permission des autorités locales pour toute modification du bâtiment, mais ne préjuge pas de son utilisation
La maison de disques EMI a indiqué dimanche qu'elle avait reçu
une offre d'achat pour les studios d'Abbey Road mais qu'elle avait
décidé de la rejeter et de relancer les studios. EMI, acheté par le
fonds d'investissement Terra Firma en 2007, n'a pas donné plus de
détails sur le projet, mais a indiqué que les studios resteraient
un lieu d'enregistrement.
EMI avait acquis l'immeuble du 3, Abbey Road, dans le nord-ouest de
Londres, pour 100 000 livres en 1929. Pendant la guerre, le studio
avait servi à l'enregistrement de discours de propagande par le
gouvernement, ainsi qu'à la BBC. Les Beatles l'ont utilisé de 1962
à 1969, immortalisant la rue et les studios qui s'y trouvent en
1969 par la pochette de l'album Abbey Road.

